Le blog du marketing automation

la boutique en ligne à 250 euros

Par : Margaux Baïs • Pas de commentaire

Sur les sites de prestataires Internet, on trouve des personnes qui soumettent sans complexes des appels d’offre pour un site de e-commerce à 250 euros, et d’autres qui sont prêtes à débourser 100 euros pour un référencement naturel en 1ère position dans Google sur des mots-clefs comme « voiture », « immobilier » et autres « crédit d’impôt ».

Les idées reçues sur le business par Internet

Là où certains de mes collègues voient la-dedans de la malice, j’y vois de mon côté la persistance de certaines idées reçues sur le business par Internet. Parmi elles :
  • Il suffit d’ouvrir une boutique en ligne bien faite pour devenir riche en sirotant un cocktail au bord de la piscine
  • Faire une boutique en ligne de nos jours, tout le monde sait faire, TF1 nous a montré dans un reportage que ça se faisait en 3 clics
  • Référencer un site Web, c’est mettre 250 mots-clefs dans la balise <meta> keywords, donc ça vaut quelques euros

    La fin des illusions

    Surfant sur cette vague d’ignorance générale, certains prestataires se sont engouffrés dans la brèche. Ils prennent les 250 euros et installent à tour de bras des instances Prestashop standard.

    Effectivement, ils mettent en place une boutique en ligne. Effectivement, 250 euros pour une telle prestation, c’est un bon prix. Logiquement, 6 mois plus tard, le client n’a toujours pas fait une vente… et il réalise subitement qu’une boutique de ski au milieu du Sahara ne peut pas fonctionner, même si les murs sont peints avec une couleur chatoyante et que les présentoirs sont en or massif.

    Le retour aux réalités

    C’est alors que le dialogue reprend avec les personnes et les entreprises qui ont un vrai projet, parfois de grande qualité, mais à qui il est important de rappeler quelques vérités simples :
    • vendre sur le net, c’est toujours vendre, certes avec une vaste zone de chalandise, mais aussi avec une énorme concurrence
    • un bon référencement prend au minimum une année de travail régulier, mais il est durable et pertinent, au contraire de la publicité
    • sans trafic, la meilleure des boutiques ne peut rien
    • Prestashop, c’est l’équivalent des murs de la boutique, mais il faut bien réfléchir à son positionnement marché et à son offre de produits pour la remplir
    Tout cela nécessite du temps et des compétences. Après, tout dépend des ambitions et des objectifs de chacun…

      Auteur

      Content Marketing Lover chez Webmecanik, ma mission est de rendre visible et tangible le Marketing Automation. Anciennement consultante en acquisition de trafic, je me suis dirigée vers l’Inbound Marketing, qui est selon moi une évidence dans toutes stratégies webmarketing.