Les 6 étapes pour appliquer la nouvelle recommandation de la CNIL sur le tracking des emails avec Webmecanik
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- Le contexte
- Étape 1 : comprendre ce qui allait réellement changer
- Étape 2 : revoir notre collecte de consentement
- Étape 3 : s’assurer d’avoir la preuve du consentement
- Étape 4 : mettre à jour notre centre de préférences
- Étape 5 : adapter mes scénarios automatisés aux contacts non traçables
- Étape 6 : adapter ma lecture des statistiques
- Alternative : désactiver totalement le tracking des emails
- Conclusion

Je suis Marine, Responsable Marketing chez Webmecanik, et je vous partage mon retour d’expérience sur la mise en conformité de nos email marketing avec les nouvelles recommandations de la CNIL.
Le contexte
Lorsque la CNIL a annoncé, le 14 avril 2026, qu’un consentement explicite serait désormais nécessaire pour le suivi des ouvertures et des clics dans les emails marketing, ma première réaction a été de me demander : comment continuer à gérer efficacement mes campagnes tout en restant conforme ?
Je dois avouer que cette annonce m’a d’abord inquiétée. Comme beaucoup de responsables marketing, je m’appuie au quotidien sur les données d’engagement pour piloter mes campagnes et mes scénarios de marketing automation. Je me suis donc rapidement demandé quel impact cette évolution allait avoir sur nos pratiques.
Mais après réflexion, j’ai réalisé que cette évolution pouvait aussi être une opportunité : celle de renforcer la transparence de nos pratiques, de redonner davantage de contrôle à nos utilisateurs sur leurs données et de transformer une obligation réglementaire en véritable levier de confiance.
Voici mon retour d’expérience et les différentes étapes que nous avons suivies pour nous appliquer cette recommandation de la CNIL.
Étape 1 : comprendre ce qui allait réellement changer
Avant de modifier quoi que ce soit, j’ai commencé par analyser l’impact concret de cette recommandation sur nos activités marketing. La première chose que j’ai réalisée, c’est que le sujet ne concernait pas uniquement les emails. Derrière cette nouvelle obligation de consentement se cachait en réalité toute une chaîne de processus à revoir : la collecte des consentements, la gestion des préférences, le pilotage des campagnes et certains scénarios automatisés.
J’ai donc commencé par identifier tous les points de contact où nous collectons des données ou utilisons le tracking : les formulaires de contact, les campagnes de marketing automation et les différents canaux (email / sms).
⚠️ À cette étape, il était également important de vérifier que notre outil d’emailing et de marketing automation était capable de répondre à ces nouvelles exigences réglementaires.
Pour ma part, je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin. Webmecanik Automation, notre plateforme de marketing automation, a été l’un des premiers logiciels à intégrer des fonctionnalités spécifiquement conçues pour répondre à cette évolution des recommandations de la CNIL.
Étape 2 : revoir notre collecte de consentement
Une fois l’audit réalisé, je me suis attaquée au sujet le plus évident : la collecte du consentement.
Jusqu’à présent, nos formulaires permettaient principalement de recueillir l’accord d’un prospect pour recevoir nos communications (Opt in). Avec cette nouvelle recommandation, il fallait désormais un consentement explicite pour avoir l’autorisation de recevoir un message ainsi que de pouvoir y inclure des actions de tracking (ouvertures et clics).
Nous avons donc mis à jour nos formulaires afin d’intégrer les nouveaux consentements liés au tracking email et SMS avec nouveau type de champ de formulaire « Consentement ». En une seule case à cocher, il permet à nos prospects de valider simultanément (ou non) leur abonnement (opt-in) et leur acceptation du suivi de leurs activités (tracking).

Les consentements peuvent également être renseignés lors d’un import de contacts (fichier issu d’un salon ou autre fichier Excel qui trainait) grâce au mapping des colonnes dédiées au consentement de tracking email et SMS. Ils restent ensuite modifiables manuellement depuis la fiche contact, notamment en cas de réclamation ou de demande spécifique.

Étape 3 : s’assurer d’avoir la preuve du consentement
Au-delà de la collecte du consentement, je devais m’assurer de pouvoir en conserver la preuve. En cas de contrôle de la CNIL ou de demande d’un contact, nous devons être capables de retrouver rapidement quand et comment ce consentement a été obtenu.
Chaque modification liée au consentement est donc historisée dans le fil d’activité de mes contacts pour retrouver :
Cette historisation me permet notamment de justifier précisément le moment où un DNC (Do Not Contact) ou un DNT (Do Not Track) a été collecté. Je dispose ainsi d’une preuve fiable du consentement ou de son retrait, conformément aux exigences de l’Article 7(1) du RGPD relatif aux conditions applicables au consentement.

J’ai également accès à de nouveaux badges visuels affichés directement sur les fiches contacts et dans leur fil d’activité. Ils me permettent de voir immédiatement si le tracking email ou SMS est activé ou désactivé, sans avoir à rechercher l’information dans plusieurs écrans.

C’est un vrai gain de temps au quotidien et surtout l’assurance de pouvoir justifier facilement l’origine d’un consentement lorsque cela est nécessaire.
Étape 4 : mettre à jour notre centre de préférences
Les utilisateurs doivent pouvoir garder le contrôle sur leurs données et modifier leurs consentements à tout moment. Comme pour l’opt-in de communication, cela passe par le centre de préférences. J’ai donc mis à jour notre centre de préférences afin de leur permettre de gérer de façon indépendante leurs quatre choix :
Ainsi, chacun peut ajuster précisément ses préférences sans avoir à renoncer à l’ensemble de nos communications.
⚠️ Lors de son dernier webinaire, la CNIL a rappelé qu’un délai de 3 mois, soit jusqu’au 14 juillet 2026, est accordé pour informer vos contacts dont l’adresse email a été collectée avant le 14 avril 2026 de l’utilisation des pixels de suivi et leur permettre de s’y opposer.
N’oubliez donc pas, une fois votre centre de préférences mis à jour, d’informer votre base de données. Cette information peut être communiquée via un email dédié ou intégrée dans l’un de vos emails habituels sous la forme d’un encart spécifique.
Étape 5 : adapter mes scénarios automatisés aux contacts non traçables
L’un des sujets qui m’inquiétait le plus concernait nos campagnes automatisées.
Dans nos campagnes automatisées, nous utilisons régulièrement des conditions comme « A ouvert l’email » ou « A cliqué sur le lien » pour déclencher des actions de nurturing ou de relance. Avec cette nouvelle recommandation, un contact qui refuse le tracking ne pourra plus déclencher ces conditions positivement, même s’il a bien reçu et lu le message. Il serait toujours considéré comme non ouvreur ou non cliqueur. Du moins pour les logiciels qui n’ont pas prévu le coup.
Pour éviter de considérer systématiquement ces contacts comme des non ouvreurs ou des non cliqueurs, j’ai activé la nouvelle branche conditionnelle dédiée aux contacts non traçables dans Webmecanik Automation. En plus des branches « Oui » et « Non », je dispose désormais d’une troisième branche qui me permet d’orienter ces contacts vers un parcours spécifique.
Selon mes objectifs, je peux par exemple :

Cette évolution m’a permis d’adapter mes scénarios sans pénaliser les contacts qui ont simplement choisi de ne pas être suivis, tout en conservant la flexibilité nécessaire pour atteindre mes objectifs marketing.
Ainsi, chacun peut ajuster précisément ses préférences sans avoir à renoncer à l’ensemble de nos communications.
Étape 6 : adapter ma lecture des statistiques
Après avoir adapté nos formulaires, nos consentements et nos scénarios automatisés, il me restait une dernière interrogation : quel allait être l’impact sur nos statistiques ?
Comme beaucoup de responsables marketing, je m’appuie sur les taux d’ouverture et les taux de clics pour mesurer la performance de nos campagnes. Je savais donc que ces indicateurs allaient évoluer avec l’arrivée de ces nouveaux consentements.
Avec Webmecanik Automation, les statistiques d’ouverture et de clic sont désormais calculées uniquement à partir des contacts ayant accepté le tracking. Les interactions des contacts n’ayant pas donné leur consentement ne sont pas prises en compte dans ces indicateurs.
Cela implique une lecture différente des performances : les taux observés reflètent désormais exclusivement le comportement des contacts ayant accepté d’être suivis.
Pour moi, l’essentiel était de disposer d’indicateurs fiables, cohérents avec les consentements recueillis et conformes aux exigences réglementaires.
Alternative : désactiver totalement le tracking des emails
Pour certaines entreprises, le suivi détaillé des ouvertures et des clics n’est pas une statistique suivie de près. Si votre objectif est simplement de communiquer sans avoir besoin de mesurer finement le comportement individuel de chaque destinataire, ou que d’autres métriques vous intéressent, une alternative existe directement dans Webmecanik Automation.
Dans les paramètres de vos e-mails, deux options vous permettent de désactiver nativement ce suivi de manière globale, pour l’intégralité de vos envois :
- Désactivation du suivi d’ouverture : en décochant simplement l’option « Ajouter le pixel de tracking dans le corps de l’e-mail ? », vous supprimez le pixel de suivi. Tous vos emails seront alors envoyés sans mécanisme de tracking d’ouverture.
- Désactivation du suivi des clics : en activant l’option « Désactiver le tracking des URLs », vous évitez que les liens contenus dans vos messages ne soient réécrits pour le suivi, garantissant ainsi qu’aucune donnée de clic n’est collectée.
En utilisant ces réglages, vous vous affranchissez de la gestion des consentements de tracking pour tous vos emails, tout en conservant la puissance de votre plateforme pour gérer vos listes et vos envois.
Conclusion
Avec le recul, cette mise en conformité a été beaucoup plus simple que ce que j’imaginais lorsque la recommandation de la CNIL a été annoncée. L’essentiel du travail a consisté à adapter notre collecte de consentement, mettre à jour notre centre de préférences, vérifier la traçabilité des consentements et ajuster nos scénarios automatisés pour prendre en compte les contacts non traçables.
Ce qui m’a particulièrement facilité la tâche, c’est de pouvoir m’appuyer sur Webmecanik Automation. Les fonctionnalités nécessaires pour répondre à ces nouvelles recommandations étaient déjà disponibles dans la plateforme, ce qui m’a permis de me concentrer sur mes campagnes et mes processus plutôt que sur les aspects techniques.
Finalement, cette évolution ne remet pas en cause nos stratégies marketing. Elle nous amène simplement à mieux prendre en compte les préférences de nos utilisateurs et à intégrer les contacts non traçables dans nos parcours de manière adaptée.
Si vous vous posez les mêmes questions que moi au moment de l’annonce de cette recommandation et souhaitez découvrir comment mettre en place ces évolutions dans vos propres campagnes, n’hésitez pas à demander une démonstration de Webmecanik Automation ou à échanger avec nos équipes.