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développer son activité commerciale sur internet

Par : Margaux Baïs • Pas de commentaire

Aujourd’hui, pour promouvoir son activité sur Internet, il y a deux options :

  1. Faire son propre site Internet
  2. S’inscrire dans les catalogues virtuels ou dans des annuaires

Faire son propre site Internet

C’est l’option la plus répandue et la plus immédiate pour les nouveaux entrants sur la toile : ouvrir sa propre vitrine sur Internet.

Bien souvent, on va chercher à faire un beau site Internet et à vanter au mieux les mérites de l’entreprise en négligeant une réalité fondamentale : un beau site Internet qui n’est pas visité ne sert à rien, si ce n’est à consommer inutilement de l’argent et des ressources.
Cela revient à exposer à la foire d’Hanovre sur un stand situé à 2 kilomètre du parc des expositions, sans aucun panneau indicateur ni route pour le desservir.

Pour palier à cela, certaines sociétés profitent de la naïveté de leurs clients pour proposer des prestations dites de « SEO » en marge de la création d’un site Internet. Bien souvent, il ne s’agit que d’une simple indexation dans les moteurs de recherche.

Hors, pour obtenir un positionnement efficace et durable dans les moteurs de recherche, il est nécessaire de mettre en place une véritable démarche marketing. Ce travail de fond permettra ensuite d’organiser la structure de votre site et de produire des contenus pertinents. Pour autant, les prestations offertes par certains concepteurs de site web sont bien souvent des artifices techniques qui ont des effets peu durables. Sans compter que les techniques d’explorations des moteurs de recherche favorisent de plus en plus le contenu au détriment des trucs et astuces du rayon bricolage.

Un exemple cité récemment par un client : regardez, quand on tape mon nom, mon site arrive en première position dans Google, je suis donc très bien référencé… certes, quand on s’appelle Siemens, Renault ou IBM, c’est sans doute une source de trafic. Mais si vous vous appelez Duchmolle SA, il y a peu de chance que des clients qui ne vous connaissent pas tapent votre nom dans Google.

Autre point important : toute action efficace passe par la mesure et le contrôle. En clair, pour adapter votre stratégie de visibilité Internet, il vous faudra mesurer votre audience et profiler vos visiteurs (d’où viennent-ils, comment vous ont-ils trouvé, etc.). Bien que la mesure en elle-même ne soit techniquement pas compliquée et peu onéreuse avec les solutions actuelles (voire gratuite), l’analyse des résultats et le plan d’action qui en découle nécessitent de l’expérience et un savoir-faire pointu.

Bref, pour bien faire, il faut :
  • Une prestation marketing / référencement de qualité
  • Une société de création web pour concevoir votre site
  • Éventuellement un hébergeur si votre prestataire n’en propose pas
  • Un contrat de service associé pour pouvoir mesurer votre audience et suivre l’évolution de votre positionnement
On comprend aisément qu’un investissement de ce type soit très difficile à rentabiliser pour une très petite structure.

D’où la tentation de trouver des solutions simplificatrices, par exemple demander au fils du voisin ou à un stagiaire de faire le site, ou alors faire appel à une société qui vante les mérites du site à 1000 euros tout compris, avec conception graphique, mise en forme du contenu, positionnement et référencement inclus, bien sur (si vous avez lu ce qui précède, vous comprenez pourquoi ce type d’offre n’est pas crédible).

Les catalogues virtuels et les annuaires

Pour répondre au besoin de visibilité des sites Internet des entreprises, de nombreux annuaires ont vu le jour. Leur fonctionnement : mettre en ligne une page descriptive d’une société avec un texte de présentation de quelques lignes et catégoriser les entreprises par des mots-clefs. C’est un peu le principe des pages jaunes. Si la concept peut s’avérer efficace pour trouver un médecin à côté de chez soi, je doute de son intérêt dans le monde du B to B. J’en discutais encore hier avec un acheteur du monde automobile qui m’expliquait combien de fois il a du perdre du temps à appeler des prestataires en croyant qu’ils faisaient des joints pour l’automobile alors qu’ils faisaient des joints de fenêtre. Tout est dit…

En revanche, côté catalogues virtuels, il existe des solutions qui ont fait leurs preuves. Des sites comme Direct Industrie ont réussi à rassembler en un même endroit des milliers de fournisseurs industriels, et il faut reconnaitre que ça fonctionne très bien pour les produits catalogués.

Seuls bémols :
  1. Comment se différencier sur des produits à forte valeur ajoutée ou sur une innovation ?
  2. Comment mettre en avant une offre de services ?
Si donc, cher lecteur, vous êtes une PME qui n’a pas 20keur à mettre dans une démarche professionnelle de construction de site, et si en plus vous proposez des services innovants, devez-vous en conclure qu’il ne vous reste plus qu’à reprendre votre voiture pour aller chercher vos prospects à l’ancienne ?

Mais non, bien sur… c’est ce que nous verrons dans un prochain article.

Auteur

Content Marketing Lover chez Webmecanik, ma mission est de rendre visible et tangible le Marketing Automation. Anciennement consultante en acquisition de trafic, je me suis dirigée vers l’Inbound Marketing, qui est selon moi une évidence dans toutes stratégies webmarketing.