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des résultats contre le tout gratuit sur internet

Par : Margaux Baïs • Pas de commentaire

Tout est gratuit sur Internet

La semaine dernière, un informaticien se plaignait sur un forum de la concurrence du « gratuit » sur le Net. Il posait la question de savoir s’il était toujours possible de vivre décemment de l’informatique. D’aucun lui ont justement répondu qu’à l’évidence oui, et que l’économie du gratuit était une machine à cash. Il s’agit simplement d’un business model différent, qui vise à appâter le chaland avec des « produits d’appel » gratuits, qui permettent subtilement à l’utilisateur de se rendre compte qu’il a besoin de fonctionnalités ou des services additionnels qui sont eux… payants.
Sans rentrer dans le détails de l’économie du gratuit (d’autres l’ont fait bien mieux que moi, voir par exemple l’ouvrage « Free ! » de C. Anderson), de mon côté, je constate surtout que finalement, qu’un logiciel ou qu’un service soit gratuit pas n’a pas vraiment d’importance pour nos clients PME.

Que cherchent les clients, et en particulier les PME ?

La seule vraie question, c’est : que veulent nos clients ?

  • Réponse 1 : de bons logiciels pas chers
  • Réponse 2 : un joli site Internet avec l’outil à la mode et des animations 3D à toutes les pages ?
  • Réponse 3 : vendre plus et mieux sur le net au travers d’un site performant et/ou d’un outil CRM adapté à leur structure ?

Si les réponses sont 1 et 2, alors oui, le gratuit est concurrent sérieux. Même le meilleur informaticien d’aujourd’hui trouvera demain sur sa route un pro plus fort que lui dans le monde qui fera mieux et moins cher. La course au « meilleur logiciel » est une course sans fin (une course qui mène aussi parfois le client dans le mur, mais ça c’est une autre histoire).
Dans le cas de la réponse 3, le gratuit est plutôt un atout et un sérieux vecteur d’amélioration du ratio coût / efficacité : à partir du moment où l’on est focalisé sur le résultat final, on peut piocher allégrement dans la palette d’outils disponibles, gratuits ou non. Avec l’expérience, on sait trouver la combinaison d’outils qui répondent à une situation particulière. On arrive ainsi à proposer à des PME qui n’ont pas les moyens des grands groupes des solutions hyper performantes, taillées sur mesure et surtout… efficaces.

Logiciel gratuit, payant, propriétaire ou Open Source : un faux débat ?

La valeur ajoutée d’Eureos n’est pas de concevoir des outils : elle est de mettre en place la chaîne gagnante qui va de la requête dans un moteur de recherche au passage d’une commande. Cela nécessite pèle-mêle un CMS, d’innombrables scripts, des outils statistiques, des outils d’enquêtes, un CRM, des outils de conception graphique, des éditeurs de documentation, des sites de streaming video, des agrégateurs de flux RSS, des plateformes de blogs, des modules de cartographie, un serveur d’email, un outil de backup serveur, etc. Chacun de ceux que j’ai cités existent sous forme propriétaire, open-source, gratuites, payantes, hébergées ou non… Qui s’en préoccupe ? Certainement pas le client, qui a déjà bien assez à faire avec son métier (dans une grande structure, le DSI est quand même un peu au courant, mais je me focalise sur les PME / TPE). Bien sur, certains choix malheureux peuvent à terme avoir des conséquences fâcheuses, comme la dépendance à un éditeur dans le cas des solutions propriétaires. La solution ? Travailler sur le long terme avec son prestataire, qui cherchera à développer des solutions pérennes et non à livrer au plus vite un outil « juste au cahier des charges » sans chercher plus loin.

Penser système plutôt qu’outil : assumons nos choix

Enfin, pour finir sur le sujet, je ne résiste pas au plaisir de vous raconter une anecdote révélatrice qui s’est déroulée alors qu’Eureos présentait ses solutions de plateformes collaboratives à une grande organisation de promotion des entreprises.
Nous présentions alors le résultat d’une année d’exploitation d’Eureos.net. Notre objectif était d’expliquer comment, en organisant bien les informations et en proposant des moyens simples pour faire contribuer régulièrement les utilisateurs, on pouvait obtenir des résultats étonnants en terme de référencement naturel.
A la fin de la présentation, toutes les personnes de l’assistance qui étaient en contact avec des PME se sont montrées enthousiastes. En revanche, la responsable de com’ était sceptique. Elle me lance alors un « oui, ben, en fait, vous utilisez un banal CMS quoi… ».
C’est vrai. Nous utilisons Plone, un banal (mais redoutable) CMS. Et alors ? Nous pourrions aussi bien utiliser Drupal, WordPress ou même Joomla, que ça ne changerait rien du tout. La force de ce que nous présentons, c’est d’être un système complet, qui pense d’abord à satisfaire les besoins des personnes et des entreprises avant d’être un outil.
Les vieilles habitudes ont la vie dure…

Auteur

Content Marketing Lover chez Webmecanik, ma mission est de rendre visible et tangible le Marketing Automation. Anciennement consultante en acquisition de trafic, je me suis dirigée vers l’Inbound Marketing, qui est selon moi une évidence dans toutes stratégies webmarketing.